Maquillage yeux noisette : les deux teintes que je garde

Mon tiroir contenait onze fards à paupières. J’en utilise deux. Le reste a été acheté parce qu’une teinte paraissait jolie dans sa coque, ce qui n’a aucun rapport avec ce qu’elle donne sur une paupière. Pour un maquillage yeux noisette, j’ai fini par identifier ce qui fonctionne chez moi et pourquoi.

Ce qu’un iris noisette a de particulier

Un œil noisette n’est pas une couleur unique. Le mien contient du brun chaud au centre, un anneau plus vert vers l’extérieur et quelques taches dorées. Selon la lumière et selon ce que je porte, il tire d’un côté ou de l’autre, ce qui est désagréable quand on cherche une règle simple.

La conséquence pratique, c’est que la teinte posée sur la paupière décide de la dominante qu’on voit. Un fard violacé fait ressortir le vert. Un fard cuivré fait ressortir le brun doré. Ce n’est pas de la théorie, c’est ce que je constate en me regardant dans la même glace à la même heure.

Palette de fards à paupières ouverte sur des teintes brunes et cuivrées

Les deux teintes qui restent

La première est un brun cuivré mat, sans paillettes. Posé au ras des cils et estompé vers le haut, il creuse le regard sans rien colorer. C’est celle que je mets les matins où je n’ai pas le temps, et c’est 80 % de mes jours.

La seconde est un prune grisé, assez sourd. Elle sert les fois où je veux que le vert se voie. Appliquée seulement dans le creux de la paupière, elle crée un contraste avec l’iris au lieu de l’imiter.

Tout ce que j’ai acheté dans les bleus, les verts et les dorés brillants dort dans le tiroir. Le vert sur un œil déjà vert annule l’effet. Le doré brillant attrape la lumière et devient la seule chose qu’on voit.

Le geste, qui compte autant que la couleur

Pinceau à paupières posé en travers d'une palette de fards entamée

Pendant des années, j’ai posé le fard avec l’applicateur mousse fourni dans le boîtier. Il dépose trop de matière d’un coup et ne permet aucune estompe. Un pinceau souple, même bon marché, change radicalement le résultat.

Ma méthode tient en trois temps. Je tapote la teinte principale au ras des cils avec un pinceau plat. J’estompe vers le haut avec un pinceau rond propre, sans ajouter de matière. Je m’arrête avant que ça me plaise, parce que ça continue de s’adoucir pendant la journée.

Le crayon noir dans la muqueuse, en revanche, je l’ai abandonné. Il coule en bas, il rétrécit l’œil, et au bout de trois heures il me donne l’air fatiguée. Un brun posé entre les cils fait le même travail sans refermer le regard.

Un maquillage yeux noisette qui tient la journée

Ma routine complète tient en cinq étapes et prend quatre minutes montre en main, les matins où je suis pressée.

  1. Une base incolore sur toute la paupière mobile, étalée au doigt puis laissée sécher trente secondes.
  2. Le brun cuivré tapoté au ras des cils avec un pinceau plat, sur le tiers inférieur de la paupière seulement.
  3. Une estompe vers le haut au pinceau rond propre, sans recharger en matière.
  4. Un crayon brun entre les cils, posé par petits points plutôt qu’en trait continu.
  5. Deux passages de mascara, le second uniquement sur la racine pour épaissir sans allonger.

Les jours où j’ai le temps, j’ajoute le prune dans le creux entre les étapes deux et trois. C’est le seul ajout qui change l’allure sans changer la durée de tenue.

La tenue, et une limite que j’accepte

Rien ne tient douze heures sur ma paupière, qui est grasse. Une base change quelque chose, mais pas un miracle : je passe de trois heures à six avant que la matière ne migre dans le pli. J’ai arrêté de chercher mieux et je garde un pinceau dans mon sac.

Sur la composition des produits appliqués près de l’œil, la page de l’ANSM consacrée aux cosmétiques explique ce qui est contrôlé et ce qui relève de la responsabilité du fabricant. Je l’ai lue après une réaction à un mascara, et c’est une lecture, pas un test de ma part.

Accorder avec ce qu’on porte aux oreilles

C’est le point qui m’intéresse le plus, et c’est aussi le plus simple. Avec le brun cuivré, un métal doré ou du laiton prolonge le même registre et tout se tient. Avec le prune grisé, l’argent ou l’acier fonctionne mieux, et le doré devient bizarrement jaune.

Mes créoles pendantes dorées sortent donc les jours cuivrés, et mes pièces en argent les jours prune. Cela paraît très codifié écrit comme ça. Dans les faits, je choisis le fard en voyant les boucles posées sur la commode, pas l’inverse.

Le transfert pose la même question qu’au niveau du teint, dont j’ai parlé à propos du fond de teint non comédogène : un fard poudré migre vers le bas et se dépose sur un col ou sur une chaîne portée haut. Je mets le collier après, toujours.

Onze fards pour en garder deux, c’est beaucoup de tâtonnement. Si je devais recommencer, j’achèterais un brun mat et un prune, et je mettrais le reste du budget dans un pinceau correct.

Portrait de Céline Aubert

Céline Aubert

Une amateure nantaise qui fabrique ses bijoux chez elle et note ce qu'elle apprend.